recherche du bien-être

Recherche du Bien-être : Quelle est notre Erreur Fondamentale ?

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4–5 minutes

Bien-être, sensations agréables, tranquillité, satisfaction, confort, contentement… Qu’est-ce qui nous procure du plaisir ? D’où viennent nos sensations agréables ? Nous sommes en quête perpétuelle de bien-être. C’est humain. À l’inverse, nous fuyons avec force le mal-être, les sensations désagréables, la douleur. Mais savons-nous seulement d’où viennent nos sensations désagréables ? Quelles sont les causes de notre souffrance ? Où chercher ce bien-être tant convoité ? Je vous propose une histoire pour illustrer ma pensée.

Aujourd’hui, je tenais à partager avec vous une histoire tirée du livre « La transformation intérieure » écrit par Sadhguru.

Ce récit m’a beaucoup plu et illustre parfaitement l’un des messages que je souhaite faire passer en écrivant sur ce blog.

« Un beau jour, un homme va boire un coup avec ses camarades. Il compte prendre un petit verre et être de retour chez lui à 8 heures du soir. 

Et c’est ce qu’il fait. Il prend un petit verre, puis un autre et encore un autre. Et un petit verre de plus. Il regarde sa montre. 2 h 30 du matin !

(L’alcool rend les gens comme les yogis, hors du temps).

Il se lève de son tabouret. Le monde est tellement injuste : on attend d’un homme qu’il marche sur une planète ronde et qui tourne en plus.

Déployant des trésors d’adresse et de dextérité, il parvient à garder son équilibre et entame le trajet vers sa maison.

Prenant un raccourci à travers un parc, il chute de tout son long dans un massif de roses. Le visage écorché et sanguinolent, il reprend ses esprits, se remet sur ses pieds et regagne enfin son domicile, en piteux état.

Il essaie d’introduire la clé dans la serrure, mais de nos jours les satanés trous de serrures sont si petits… Ouvrir la porte lui prend encore 20 minutes.

Il réussit enfin à pénétrer chez lui et gagne la chambre conjugale en titubant. Heureusement son épouse a le sommeil profond. Il entre dans la salle de bain, se regarde dans la glace, et voit que son visage est vraiment écorché. Il ouvre l’armoire à pharmacie, en sort quelques médicaments et une boîte de pansements, et entreprend de réparer au mieux les dégâts. Puis il se glisse silencieusement dans le lit. 

Le lendemain matin il est réveillé par un seau d’eau froide que sa femme lui jette au visage. Il se redresse, le souffle coupé, avec la sensation d’avoir bu la tasse.

– Mais enfin pourquoi ? pourquoi ? On est dimanche ! dit-il.

– Imbécile, tu es encore allé picoler ! dit-elle

– Mais non ma chérie, je te l’ai promis il y a six mois. Je n’ai pas bu une goutte depuis.

Elle l’empoigne par le col, le tire dans la salle de bain et lui fait voir…

Le miroir est couvert de pansements ! »

Voici donc notre erreur fondamentale : essayer d’ajuster l’extérieur (en croyant que c’est nous en plus) au lieu de s’occuper de l’intérieur.

Nous passons notre temps à coller des pansements sur notre miroir. Croyant à tort que cela va soulager nos blessures.

Lorsque je souffre parce que je suis inquiète, j’essaie de contrôler la situation extérieure (qui est selon moi la cause principale de mon inquiétude). Je crois que si cette situation disparaît, je ne serai plus inquiète. Mais pour combien de temps ?

Car une nouvelle situation extérieure viendra nécessairement remplacer celle qui a disparu et bien entendu je serai à nouveau inquiète.

Connaissez-vous une personne dont les conditions de vie extérieures lui permettent de ne ressentir aucune émotion douloureuse ? Aucun mal-être ? Aucune gêne ? De ne pas être malade ? De ne pas souffrir ?

Je souffre parce que je suis inquiète. La cause principale de ma souffrance n’est pas la situation extérieure, mais mon inquiétude

Si, au lieu d’essayer en vain de maîtriser des conditions extérieures par nature changeantes, je travaille sur la cause directe de mon mal-être (ce qui se passe à l’intérieur : l’inquiétude), là j’avance. Et je peux envisager une véritable amélioration de mon quotidien.

Tout ce temps et toute cette énergie gaspillée à coller des pansements sur un miroir ! 

Face à cette prise de conscience, quelle est la voie de la sagesse ?

Car même en sachant pertinemment cela, je dois vous avouer que je continue à coller des pansements sur mon miroir tous les soirs…

Comment se sortir de cette impasse ? De ce pilotage automatique ?

En y mettant de plus en plus de présence peut-être.

Comment mettre plus de présence ?

En nous familiarisant avec le fonctionnement de notre esprit et en cultivant nos capacités d’attention grâce à la méditation.

Vaste (mais réjouissant) programme… 

« Nous avons tendance à nous consacrer aux sources de plaisir physiques et sensorielles, mais sans la plénitude de l’esprit, nous ne serons pas heureux de façon durable. Le développement matériel a grandement amélioré nos commodités physiques, mais la tranquillité de l’esprit ne se fabrique pas avec des machines dans une usine quelconque, nous devons la créer à l’intérieur de nous-mêmes. » Nagarjuna

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