comment faire les bons choix

Comment Faire les Bons Choix ? (et enfin vivre une vie pleine de sens)

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5–8 minutes

« Il faut ». « Je dois ». « Je n’ai pas le choix ». Pourtant chaque instant de vie rĂ©sulte d’un choix, conscient ou non. Nous passons nos journĂ©es Ă  prendre des dĂ©cisions. Parfois, je peux ĂȘtre amenĂ©e Ă  dire que « je n’ai pas eu le choix », simplement parce que l’autre possibilitĂ© Ă©tait inconcevable, inacceptable pour moi. Mais j’ai quand mĂȘme fait un choix, et quelqu’un d’autre aurait pu choisir une autre alternative. « Je dois supporter mon patron qui me traite comme une esclave, je n’ai pas le choix. ». Si. Entre quitter mon travail ou rester, je choisis de rester. Entre la peur de manquer, ou la peur de l’inconnu, ou toute autre peur, et la souffrance endurĂ©e par la situation, je choisis de ne pas affronter ma peur et de continuer Ă  endurer la situation. Alors, si nous avons toujours le choix, comment faire le bon ? Existe-t-il un guide qui puisse nous aider Ă  prendre les bonnes dĂ©cisions pour notre vie ?

Tous les matins, nous nous rĂ©veillons avec cette pensĂ©e : « Je ne vais pas mourir aujourd’hui ».

Toute la journĂ©e, nous vivons avec cette pensĂ©e : « Je ne vais pas mourir aujourd’hui ».

Et si vous lisez cet article, c’est que, depuis votre naissance, tous les soirs vous vous couchez avec la confirmation que cette pensĂ©e Ă©tait juste. Ce qui conforte notre cerveau dans l’idĂ©e que cette pensĂ©e est nĂ©cessairement vraie.

Nous vivons chaque instant de notre vie en nous disant que nous avons le temps. Nous avons encore tellement d’autres instants à vivre.

Je ne vais pas mourir aujourd’hui. (Ni demain d’ailleurs.)

Sauf qu’un jour, je me lĂšverai avec cette mĂȘme pensĂ©e. Bien sĂ»r, je sais que je mourrai un jour. Mais pas aujourd’hui. 

Et ce jour-là, je me serai trompée


Bien sûr, il ne faut pas vivre avec la peur au ventre. Mais quel est le problÚme avec cette pensée ?

C’est qu’elle ne nous aide pas Ă  faire les bons choix pour notre vie. Elle ne nous aide pas Ă  distinguer l’important de l’accessoire. Et finalement, elle nous empĂȘche de vivre pleinement notre vie. Une vie qui a du sens pour nous.

Lorsque l’on est confrontĂ© Ă  une situation trĂšs dangereuse ou trĂšs douloureuse, c’est comme si tout s’éclairait. Les choix se font beaucoup plus aisĂ©ment. 

Si ma vie ou celle d’un ĂȘtre cher est en danger, je sais d’instinct ce qui est essentiel. J’agis selon mes prioritĂ©s sans avoir Ă  y rĂ©flĂ©chir. Et c’est comme si tout le reste disparaissait. Toutes ces ruminations Ă  propos de choses sans importance, toutes ces cases Ă  cocher sur ma to do list se dissolvent d’elles-mĂȘmes. Elles disparaissent comme si elles n’avaient jamais existĂ©.

Alors comment faire les bons choix ? Comment distinguer ce qui est important pour nous de ce qui ne l’est pas ? En se remĂ©morant Ă  chaque instant l’impermanence de notre existence.

Le 2 fĂ©vrier 2024, en pleine lecture du livre « À nous la libertĂ© » Ă©crit par Christophe AndrĂ©, Alexandre Jollien et Matthieu Ricard, j’ai imaginĂ© et rĂ©alisĂ© un exercice inconfortable et bouleversant (inspirĂ© par le chapitre 17 Face Ă  la mort), mais ĂŽ combien puissant pour vivre pleinement chaque instant, chaque minute de LA vie.

En voici le texte littĂ©ralement retranscrit : 

« Il est 9 h 20, je rentre de mon footing tri-hebdomadaire. 

Je m’installe dans un endroit agrĂ©able (mon le salon, face au jardin et au soleil encore levant Ă  cette pĂ©riode de l’annĂ©e), avec une tasse de cafĂ© fumant prĂšs de moi, un grand verre d’eau et des gaufrettes.

Je me sens bien.

Je respire. Je suis vivante. Oui, je suis VIVANTE.

Et si je savais que je vais mourir demain


La mort est inĂ©vitable et imprĂ©visible. Je sais que je mourrai un jour. Et je ne sais pas quand viendra ce moment. Demain, dans un an, dans 10 ans, dans 40 ans.

Alors, je fais l’exercice inconfortable d’imaginer que je sais que ce jour c’est demain.

Est-ce que j’ai peur ? Oui, un peu. Mais pas tant que ça. Je n’ai pas vraiment peur pour moi, mais plus que ma mort rende mes proches trop tristes. Mais j’ai confiance en leur capacitĂ© de rĂ©silience.

Est-ce que je suis en colùre ? Pas du tout.

Est-ce que je suis triste ? Oui. J’ai pour le moment le sentiment d’avoir encore tellement de choses à VIVRE et à accomplir.

Est-ce que je suis joyeuse ? Presque. Car je vois le soleil qui brille. C’est tellement beau et je savoure pleinement cet instant. Je sais qu’il brillera encore demain, mĂȘme si JE ne suis plus lĂ .

Alors maintenant, passons aux choses sérieuses.

Que vais-je faire de cette journĂ©e ? De ces instants de vie si prĂ©cieux qui me sont offerts ?

J’écris quelques-unes de mes pensĂ©es (des milliers de pensĂ©es par jour, je ne peux pas toutes les Ă©crire !) en espĂ©rant de tout mon cƓur qu’elles aident d’autres ĂȘtres humains Ă  VIVRE. 

Je prĂ©vois d’aller Ă  la banque faire un virement, de rĂ©pondre Ă  mes mails, de rĂ©diger un plan dĂ©taillĂ© d’article de blog pour un client.

J’avais prĂ©vu d’aller faire un peu de shopping pour “profiter” des soldes avant la fin. Mais si je dois mourir demain, ce n’est pas une activitĂ© que j’ai envie de faire. Alors je la raye de mon emploi du temps.

Je prévois plutÎt de déjeuner avec mon mari Y. Nous allons discuter du voyage en Sicile programmé en mars


MĂȘme si je sais que je vais mourir demain, j’aime imaginer ce que nous pourrions faire en vacances. C’est un plaisir et un moment heureux dont je veux profiter.

Si j’ai le temps, je voudrais marcher un peu seule avant d’aller chercher mon fils J pour passer le reste de la journĂ©e avec lui. Jouer et manger des pizzas.

Puis m’endormir sereine, prĂšs de Y et J puisque nous dormons tous les 3 dans la mĂȘme chambre. Et si parfois, ça a pu me faire rĂąler ou me fatiguer que nous n’arrivions pas Ă  faire dormir J dans sa chambre, aujourd’hui je suis HEUREUSE de savoir que ce soir, nous nous endormirons l’un prĂšs de l’autre.

Il est dĂ©jĂ  9 h 45
 

Et si finalement, j’ai la chance de me rĂ©veiller Ă  nouveau demain matin, je pourrai profiter d’une nouvelle journĂ©e de VIE. 

Je n’ai pas du tout envie de faire des choses folles ou extraordinaires pour cette derniĂšre journĂ©e dans ce corps, sur cette terre. 

Juste VIVRE vraiment chaque instant. Tout est dans l’intention : cet instant, ce moment que je suis en train de vivre, le seul qui existe finalement, puisqu’hier n’existe plus et que demain n’existe pas encore et n’existera peut-ĂȘtre jamais.

Et POUVOIR renoncer Ă  rĂ©aliser certaines choses qui m’éloignent de la VIE.

SOURIRE, RIRE, MARCHER, MANGER, LIRE, ÉCRIRE, DISCUTER, AIMER.

Bien sĂ»r, je peux mourir demain. La mort est imprĂ©visible. Mais ce n’était quand mĂȘme qu’un exercice.

DĂ©sormais, chaque nouveau matin, chaque nouveau jour, je souhaite faire ce travail : revenir Ă  l’essentiel et faire de CETTE journĂ©e la plus belle, la seule qui compte, la seule qui existe.

Il est dĂ©jĂ  10 h, je ne vois plus le soleil Ă  travers la baie vitrĂ©e
 Il est l’heure d’aller vivre autre chose !

Remarque : Toutes mes phrases commencent par “je”. Tout simplement parce que ce “je” est la base Ă  partir de laquelle sont vĂ©cues toutes les expĂ©riences. Je ne sais pas vraiment qui est ce “je”, mais j’explore la question
 »

J’ai Ă©crit ce texte il y a un an.

Depuis j’ai trop souvent oubliĂ© de faire de cette journĂ©e la plus belle


Et vous ?

đŸ§˜â€â™€ïžInspiration pour aller plus loin : Podcast Sagesse quotidienne  : Que signifie notre mort ?

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