Bien-ĂȘtre, sensations agrĂ©ables, tranquillitĂ©, satisfaction, confort, contentement⊠Quâest-ce qui nous procure du plaisir ? DâoĂč viennent nos sensations agrĂ©ables ? Nous sommes en quĂȘte perpĂ©tuelle de bien-ĂȘtre. Câest humain. Ă lâinverse, nous fuyons avec force le mal-ĂȘtre, les sensations dĂ©sagrĂ©ables, la douleur. Mais savons-nous seulement dâoĂč viennent nos sensations dĂ©sagrĂ©ables ? Quelles sont les causes de notre souffrance ? OĂč chercher ce bien-ĂȘtre tant convoitĂ© ? Je vous propose une histoire pour illustrer ma pensĂ©e.
Lâhistoire de notre vie (ou comment ĂȘtre totalement Ă cĂŽtĂ© de la plaque)
Aujourdâhui, je tenais Ă partager avec vous une histoire tirĂ©e du livre « La transformation intĂ©rieure » Ă©crit par Sadhguru.
Ce rĂ©cit mâa beaucoup plu et illustre parfaitement lâun des messages que je souhaite faire passer en Ă©crivant sur ce blog.
« Un beau jour, un homme va boire un coup avec ses camarades. Il compte prendre un petit verre et ĂȘtre de retour chez lui Ă 8 heures du soir.
Et câest ce quâil fait. Il prend un petit verre, puis un autre et encore un autre. Et un petit verre de plus. Il regarde sa montre. 2 h 30 du matin !
(Lâalcool rend les gens comme les yogis, hors du temps).
Il se lĂšve de son tabouret. Le monde est tellement injuste : on attend dâun homme quâil marche sur une planĂšte ronde et qui tourne en plus.
DĂ©ployant des trĂ©sors dâadresse et de dextĂ©ritĂ©, il parvient Ă garder son Ă©quilibre et entame le trajet vers sa maison.
Prenant un raccourci à travers un parc, il chute de tout son long dans un massif de roses. Le visage écorché et sanguinolent, il reprend ses esprits, se remet sur ses pieds et regagne enfin son domicile, en piteux état.
Il essaie dâintroduire la clĂ© dans la serrure, mais de nos jours les satanĂ©s trous de serrures sont si petits⊠Ouvrir la porte lui prend encore 20 minutes.
Il rĂ©ussit enfin Ă pĂ©nĂ©trer chez lui et gagne la chambre conjugale en titubant. Heureusement son Ă©pouse a le sommeil profond. Il entre dans la salle de bain, se regarde dans la glace, et voit que son visage est vraiment Ă©corchĂ©. Il ouvre lâarmoire Ă pharmacie, en sort quelques mĂ©dicaments et une boĂźte de pansements, et entreprend de rĂ©parer au mieux les dĂ©gĂąts. Puis il se glisse silencieusement dans le lit.
Le lendemain matin il est rĂ©veillĂ© par un seau dâeau froide que sa femme lui jette au visage. Il se redresse, le souffle coupĂ©, avec la sensation dâavoir bu la tasse.
– Mais enfin pourquoi ? pourquoi ? On est dimanche ! dit-il.
– ImbĂ©cile, tu es encore allĂ© picoler ! dit-elle
– Mais non ma chĂ©rie, je te lâai promis il y a six mois. Je nâai pas bu une goutte depuis.
Elle lâempoigne par le col, le tire dans la salle de bain et lui fait voirâŠ
Le miroir est couvert de pansements ! »
Lâerreur fondamentale (ou comment chercher le bien-ĂȘtre oĂč il ne se trouve pas)
Voici donc notre erreur fondamentale : essayer dâajuster lâextĂ©rieur (en croyant que c’est nous en plus) au lieu de sâoccuper de lâintĂ©rieur.
Nous passons notre temps Ă coller des pansements sur notre miroir. Croyant Ă tort que cela va soulager nos blessures.
Lorsque je souffre parce que je suis inquiĂšte, jâessaie de contrĂŽler la situation extĂ©rieure (qui est selon moi la cause principale de mon inquiĂ©tude). Je crois que si cette situation disparaĂźt, je ne serai plus inquiĂšte. Mais pour combien de temps ?
Car une nouvelle situation extérieure viendra nécessairement remplacer celle qui a disparu et bien entendu je serai à nouveau inquiÚte.
Connaissez-vous une personne dont les conditions de vie extĂ©rieures lui permettent de ne ressentir aucune Ă©motion douloureuse ? Aucun mal-ĂȘtre ? Aucune gĂȘne ? De ne pas ĂȘtre malade ? De ne pas souffrir ?
Je souffre parce que je suis inquiĂšte. La cause principale de ma souffrance nâest pas la situation extĂ©rieure, mais mon inquiĂ©tude.
Si, au lieu dâessayer en vain de maĂźtriser des conditions extĂ©rieures par nature changeantes, je travaille sur la cause directe de mon mal-ĂȘtre (ce qui se passe Ă lâintĂ©rieur : lâinquiĂ©tude), lĂ jâavance. Et je peux envisager une vĂ©ritable amĂ©lioration de mon quotidien.
Tout ce temps et toute cette énergie gaspillée à coller des pansements sur un miroir !
La voie de la sagesse (ou comment reconnaßtre les véritables causes de souffrance)
Face Ă cette prise de conscience, quelle est la voie de la sagesse ?
Car mĂȘme en sachant pertinemment cela, je dois vous avouer que je continue Ă coller des pansements sur mon miroir tous les soirsâŠ
Comment se sortir de cette impasse ? De ce pilotage automatique ?
En y mettant de plus en plus de prĂ©sence peut-ĂȘtre.
Comment mettre plus de présence ?
En nous familiarisant avec le fonctionnement de notre esprit et en cultivant nos capacitĂ©s dâattention grĂące Ă la mĂ©ditation.
Vaste (mais rĂ©jouissant) programmeâŠÂ
« Nous avons tendance Ă nous consacrer aux sources de plaisir physiques et sensorielles, mais sans la plĂ©nitude de lâesprit, nous ne serons pas heureux de façon durable. Le dĂ©veloppement matĂ©riel a grandement amĂ©liorĂ© nos commoditĂ©s physiques, mais la tranquillitĂ© de lâesprit ne se fabrique pas avec des machines dans une usine quelconque, nous devons la crĂ©er Ă lâintĂ©rieur de nous-mĂȘmes. » Nagarjuna











